Triathlon de Deauville 2014 – Bilan

Le week-end dernier avait lieu la troisième édition du Triathlon International de Deauville, qui réunissait 2600 triathlètes sur différents formats. Aligné sur le courte distance (1.5/40/10), voici mon compte-rendu!

//Préparation

Quasiment pas de préparation pour ce triathlon. Situé un peu moins d’un mois après mon objectif de la saison (Aix), j’avais décidé il y a quelques mois de le faire pour la beauté du parcours sur un format accessible, histoire de ne pas trop avoir besoin de faire une préparation spécifique. Mon beau-frère m’avait également parlé de la qualité de l’épreuve et le fait d’avoir un membre de la famille de ma femme habitant là-bas m’ont fait sauter le pas. Dans les faits, une fois passé mon objectif de la saison, j’ai pris une semaine de récup’ totale et je me suis quelques peu démotivé (je fonctionne beaucoup avec des objectifs définis à l’avance). Je n’ai quasiment rien fait en vélo pendant ce mois de transition, par contre j’ai maintenu un niveau de natation correct et quelques séances d’EF en course à pied. Côté personnel je n’ai pas non plus été épargné, avec la perte d’un être très cher, ce qui fait immédiatement passer les loisirs comme le triathlon au second plan. Je me suis donc rendu à Deauville sans pression, mais avec l’objectif de donner tout de même mon maximum et de profiter du cadre qu’offre le pays d’Auge.

Le jour J, c’est 850 triathlètes qui prennent le départ du courte distance. Le ciel est couvert et la mer agitée, avec un courant qui impose à l’organisation de changer le sens de la natation.

//Natation

On arrive en avance, l’organisation est au top, je croise JP avec qui je discute un peu, puis je vais nager pour éviter de tétaniser au départ. L’eau doit être à 17/18°, ça passe niquel mais la mer commence à se lever alors qu’elle était quasi plate le samedi. Dans le sas je donne mon alliance à ma femme histoire de ne pas la perdre en nat (avec le froid les doigts mincissent je trouve :lol:) et j’embrasse mes kids. Je suis dans la première partie du sas de 850 pimpins et je croise Jean-Eudes qui me donne sa stratégie: sprinter à droite et avoiner ensuite pour être tranquille. Mon beau frère lui est aux avant postes, il est en mode guérilla prêt à en découdre avec les ours de la première ligne. Le speaker qui nous dit de laisser les triathlètes confirmés devant et que les débutants aillent derrière car ça va être une vraie boucherie (d’ailleurs énorme ce speaker :mrgreen: ). Ça démarre, donc là toutes les types devant sprintent comme des morts de faim, j’arrive dans les vagues et je constate que la mer est en mode costaud et que la première bouée est bien loin.. pour info j’ai 2100m à ma Garmin pour les 1500m de l’épreuve… j’ai pas fait le tracé optimal à cause du courant mais bon. Donc c’est la guerre tout le monde sprinte façon débarquement 6 juin 1944, y a des types qui paniquent face à l’ampleur du départ et des vagues, d’autres qui brassent direct, j’essaie de crawler mais punaise y a trop de boulets de partout, c’est plus eux qui me freinent que la mer au final  :lol: . Je zigzague comme je peux et je rejoins la première bouée, puis je pose ma nat jusqu’à la deuxième bouée. Là on doit revenir vers la plage sauf qu’il y a un courant monstre et au final je me fait déporter comme une pipe, mais je rejoins la plage en 19′ minutes  :roll: . Un bon gros temps minable car je vaux 27′ en piscine sur les 1.5km. Bref je me dis que c’est à cause de la mer et des conditions car j’ai les bras qui chauffent et je dois m’employer pour arriver à ce temps mediocre. Sortie à l’australienne, impossible de courir dans un premier temps car je suis trop essoufflé (natation avec sortie à l’australienne: on fait la première boucle, puis on sort sur la plage quelques mètres puis on repart pour la deuxième boucle; principe sympa pour le public, mais je trouve que ça détruit complètement le rythme de la nage.. bon là façon vu les conditions y avait pas de rythme :lol: ). J’arrive à nouveau à trottiner et c’est parti pour la deuxième boucle. La mer est encore pire qu’avant et je dois carrément plonger sous les vagues au début (conseil: bien mettre ses lunettes SOUS le bonnet lors d’une compet, ça empeche de les perdre quand on se prend un kick ou une patate et elles partent pas quand on plonge sous les vagues). Donc là c’est carrément épique, t’as un type qui gueule “ALLEZ LES GARS ON VA Y ARRIVER GOGOGO” et une personne de l’orga qui passe en jet à balle à 3m de nous (o_O) pour checker que tout est ok. Les bénévoles en kayak galèrent à rester en place avec la mer démontée et je nage comme je peux dans les creux  :lol: . Bref je passe la première bouée puis je déroule jusqu’à la seconde et là je me mets bien à gauche pour pas me faire déporter et je finis la nat en 40’50, complètement rincé par cette mer et ce courant en furie  :lol: . Au final quand je regarde les résultats, ce n’est pas un temps si mauvais, il me positionne dans les 150 premiers. Si je refais un triathlon en mer, j’irai m’entraîner… en mer, car nager contre le courant avec une forte houle, ça se prépare.

//T1 Je passe 5’40 en T1, à bien sécher et enlever le sable des pieds, puis je grimpe sur le vélo.

//Vélo

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J’ai repéré la veille la fameuse côte de Saint Laurent, qui affiche un pourcentage moyen de 15% sur 300m. Elle fait mal, surtout qu’elle arrive 1km après le départ du vélo. Un type pète sa chaîne direct en bas de la côte, c’est terminé pour lui. Moi je mouline puis je me mets en danseuse et j’arrive en haut à genre 183bpm dans le rouge TOTAL.. je zigzague comme une merde en haut en essayant de boire à ma gourde et de me souvenir de mon prénom, puis je passe la deuxième pour enquiller le reste du parcours. Le combo mer démontée et cote à 15% le tout sur un format M où il y a pas mal de débutants a du électrocuter plus d’un pimpin vu qu’on est 660 a avoir fini sur les 850 au départ :twisted: .

Le parcours est ultra beau mais super vallonné. Du fait de ma non prépa et de mon faible niveau en cyclisme, je GALERE tout le long: zéro punch sur le plat, moulinage/mode survie dans les côtes et peur bleue dans les descentes, je fais un vélo minable et finis en 1H27. Y a des jours où je suis grave en cannes, là pas de pot, j’étais scotché au bitume.

//T2

Rien à signaler sur T2, il fait beau et chaud et j’embraye sur la course à pied après 3’32 en aire de transition.

//Course à pied

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Sur la cap, le parcours est plutôt sympa avec deux boucles en front de mer et je croise mon beau frère qui est dans son deuxième tour (il finira 83eme en 2H47), puis Jean-Eudes (il finira en 2H42) qui me reprend vers la fin de mon premier tour. Bon il fait chaud, je cours de mon mieux mais je ne me mets pas non plus à bloc car j’ai pas de jus, ni de prépa, ni une énorme motivation aujourd’hui. Y a du monde tout le long qui nous encourage et je finis mes 10km en 56’43 avec une grosse pensée pour ma grand mère.

//Debriefing

Au final, je termine ce triathlon en 3H14, 379ème sur 660 avec apparemment 190 personnes qui n’ont pas terminé. Satisfait car conditions assez dures en nat et parcours pas vraiment à mon avantage en vélo, mais magnifique tri. J’essaierai de faire mieux l’an prochain car là j’ai payé mon manque d’entrainement et mon mode diesel pas du tout adapté au format M. Post arrivée je croise Pierric qui termine en 2H39 et JP qui finit lui en 3H05. Bravo à eux :-) .

  • Natation: 40:50
  • T1: 05:40
  • Vélo: 1:27:45
  • T2: 03:32
  • Course à pied: 56:43
  • Temps total: 3:14:26

//A travailler

  • Définir un objectif pour chaque épreuve, même facilement atteignable, afin de se préparer au mieux
  • Nager en mer si le tri est en mer, pour s’habituer à nager face aux vagues, contre le courant, etc.
  • Pédaler, encore et toujours
  • Des lacets automatiques ne feraient pas de mal non plus à T2 (5€)

Bonne récup’ à tous et merci d’avoir lu mon billet  ;-) .

Triathlon Ironman 70.3 Pays d’Aix 2014 – Bilan

Voici le compte-rendu de mon deuxième triathlon qui a eu lieu le 18 mai 2014 à Aix en Provence.

//Préparation

Les détails de ma préparation sont détaillés dans ce billet. J’arrive à Aix le samedi matin par le train de Paris, sous un ciel bleu et un peu plus de 20°. Vraiment sympa les conditions du week-end ! Je suis accueilli par Anthony, qui est bénévole sur l’épreuve et qui m’emmène jusqu’à mon hotel puis jusqu’au retrait des dossards. Le retrait des dossards se passe sur le cours mirabeau, une des artères principales de la ville qui donne sur la rotonde, une grande fontaine où aura lieu l’arrivée du triathlon. La ville respire le triathlon, il y a des triathlètes partout (1800 sur l’épreuve), le trikids pour les enfants le samedi et pas mal de stands de marques en rapport avec le triathlon. L’orga est vraiment bien, on attend quasiment pas, on récupère le package de course contenant les sacs de transition, le bonnet et les dossards. Pas mal de monde conteste les tarifs élevés du label Ironman, mais pour moi il est clairement justifié. Rien n’est à redire, tout est clair, peu d’attente et le matériel est sécurisé (surtout quand on a un vélo à x-mille euros..). Retour à l’hotel pour moi afin de monter le vélo et de remplir les sacs de transition.

Une fois le vélo et les sacs préparés, direction le dépot du sac course à pied et la file d’attente pour la navette qui va m’emmener moi et mon vélo au lac de Peyrolles, lieu de départ de l’épreuve. Trente minutes de car plus tard, je dépose mon vélo dans le parc en prenant soin de tout vérifier (pneus, petite vitesse pour le départ, nutrition, outils, etc.). En regardant autour de moi, beaucoup de très très beaux vélos, mais aussi pas mal de vélos d’entrée de gamme comme le mien. Je dépose ensuite mon sac de transition vélo, me fait tatouer mon numéro de dossard sur le mollet et le bras et je récupère ma puce de chronométrage. Je pars ensuite repérer le lac, c’est vraiment sympa !

Je repars ensuite vers mon hotel pour regarder la fin de Castres / MHR, me reposer, dîner et dormir.

Le lendemain, réveil 4h. J’essaie de ne pas me rendormir et je m’habille tranquillement. Je descends prendre le petit dej avec les autres triathlètes de l’hotel, dont Frederik Van Lierde, le champion du monde 2013. Petites viennoiseries, pomme, jus d’orange et tartines à la confiture d’abricot, rien d’inhabituel pour moi afin de ne pas perturber le corps sur l’effort long qui va suivre. Je remonte prendre mon sac avec ma combi et mes affaires de nat et je me rends cours mirabeau pour prendre une des navettes qui vont nous emmener au lac. Il est 4H45, les rues sont partagées entre les triathlètes qui se rendent aux navettes et les fêtards sortant de boîte qui doivent nous prendre pour des psychopathes d’aller faire du sport à cette heure ci  :lol: . Je m’installe dans le bus et je profite du trajet pour dormir légèrement. On arrive sur place au petit matin. Le parc n’est pas encore ouvert donc on attend une demi heure.. certains mettent leur combi pour ne pas avoir froid, d’autres sautillent.. moi je regrette de ne pas avoir pris mon survet. Finalement le parc ouvre et là on commence à se préparer (derniers réglages vélo, habillage, pause toilettes etc.). J’enfile ma combi et pars m’échauffer dans le lac à 18°. L’eau est très bonne. Dès les premières crawlées cela dit, je dois m’adapter au fait de ne pas voir le fond et d’évoluer en eau vive. Je nage une dizaine de minutes avant d’entrer dans mon sas de départ.

//Natation

impa2013 map swim 1

Bon allez concentration et rappel de mes objectifs: viser la ligne d’arrivée et finir cet half, si possible en moins de 7h ! Les pros et les femmes partent assez vite ! Je me place sur la gauche du sas, vers le milieu, afin de ne pas être pénalisé au niveau du temps en partant trop derrière ou en me faisant massacrer en première ligne. Coup de pistolet c’est parti !! Les premiers partent comme des ours en sprintant et en démarrant à fond ! J’ai un objectif de 40′-45′ grand max pour plier les 1900m. Je suis confiant car j’ai déjà réalisé 38′ en piscine mais la piscine ce n’est pas l’eau vive, surtout avec du monde autour. Je m’élance et je commence par crawler tête hors de l’eau histoire de zigzaguer entre les boulets qui sont entrain de paniquer et de bloquer le passage  :twisted: Je me décale un peu sur la gauche ensuite pour pouvoir poser mon crawl et remonter le peloton petit à petit. Première bouée, deuxième bouée, je continue sans trop de soucis et mes bras commencent à tirer. Je me dis que soit c’est le stress de la compétition, soit je suis entrain de m’envoyer comme il faut ! Cela dit je n’ai pas l’impression de très bien nager et je ne vois pas grand monde autour de moi (les sensations eau vive + combi sont quand même très différentes de la calme piscine en cuissard de bain  :-P ). Je lève la tête régulièrement pour être sûr de filer en ligne droite vers l’arrivée. Je commence à entendre le speaker et la musique, puis j’arrive enfin. Je regarde ma montre: 35’48 (36’11 temps officiel) ! Trop content, c’est au-delà de mes espérances !

//T1

Une fois sorti de l’eau, le chemin menant au parc à vélo est assez long (600m), comme en témoigne mon strava. Les spectateurs postés tout le long nous encouragent et du coup cela motive bien pour le vélo ! J’enlève le haut de la combi tout en courant, tout comme le bonnet et les lunettes !

Je récupère mon sac et je m’asseois sur un siège à côté des autres concurrents pour enlever le reste de ma combi et enfiler lunettes, casque, gants, chaussettes et chaussures de vélo. Je passe prendre le vélo et c’est parti !

//Vélo

impa2013 map bike 1

Le début du parcours est ultra roulant: calé sur les prolongateurs je déroule sans trop de problèmes les premières dizaines de kilomètres. Il commence à faire un peu chaud, mais en étant sur le vélo ça passe avec la vitesse. Par contre dans les petites bosses, c’est autre chose. Je mouline toutes les bosses pour ne pas me mettre dans le rouge afin de bien gérer le vélo, franchir le col de Cengle au 70ème et arriver pas trop décalqué sur le semi. Du coup je ne reprends quasiment que des nanas parties avant nous, des mecs qui ont mieux nagé que moi mais je me fais beaucoup doubler par des avions de chasse calés sur leur vélos de CLM. Peu importe, le parcours est magnifique, bien valloné avec des descentes au top et c’est vraiment très plaisant. Sébastien me salue et file continuer sa course :) Dans chaque village les gens nous encouragent et ça aide à faire passer très rapidement les 70 premiers kilomètres. Arrive le col de Cengle, soit 3,6km à 6% avec quelques passages à 8%. Très dur pour moi, je mouline tant bien que mal en attendant que ça passe et en lisant les trolls marqués sur le bitume (“envie d’une mousse ?” en jaune fluo :lol: ). Enfin en haut, c’est parti pour une descente ombragée très piégeuse car la chaussée est naze et les nids de poule fréquents. Le retour vers Aix se passe sans encombre et en regardant ma montre je vois 3h08 ! Là aussi étonné, je pensais mettre 4 heures..

//T2

Pas grand chose à dire, je change mes chaussures, je mets ma casquette et je prends un gel. Je ne prends pas les autres vu qu’à ce moment là je sature de sucré, barres et gels en tous genre. Je fais confiance à l’orga et aux ravitos bien fournis. En avant pour le semi, je suis confiant, physiquement je suis bien, même si le col a laissé quelques marques, mais bon pour un premier half je me dis que c’est pas si mal. Je me dis qu’à ce moment le sub 6h est possible, même si je sais que ça va être très tendu car le soleil tape bien et  il n’y a plus la vitesse du vélo pour s’aérer. De plus, j’ai lu que le parcours à pied était assez vallonné, pas vraiment un avantage pour moi !

//Course à pied

impa2014 map run

Le premier kilo les jambes sont là, seul un point de côté inhabituel me gène et m’empêche de bien me mettre dans le rythme. Je fais une pause pipi dès que l’occasion se présente et je repars normalement. Le premier tour passe vite, je découvre un parcours de 5km à faire 4 fois. Celui-ci est vraiment valloné avec 2 ou 3 montées et quelques faux plat. J’oublie le sub 6H car je suis là pour finir et m’imposer un rythme sur un parcours de ce type avec une forte chaleur mettrait en danger cet objectif initial. Des ravitos sont positionnés tous les 2 kilomètres, vraiment top de ce point de vue là car ils permettent de s’hydrater et de combattre la chaleur de l’après-midi. Le deuxième tour se fait sans trop d’encombres et je gère bien ma course, mais au troisième tour je cale, je n’avance plus comme si j’avais pris le mur lors d’un marathon. Je marche un peu dans le montées et je m’accroche en me disant qu’après ce tour il ne m’en reste plus qu’un. Je continue à bien m’hydrater mais le solide ne passe plus à part les oranges. Je fais le dernier tour en serrant les dents et en retrouvant un peu mes jambes. L’arrivée est là, ce monde c’est vraiment ouf ! Je finis la course à pied en 2H16 et passe la ligne d’arrivée en 6h13 au total, super content !
 

//Debriefing

Je récupère ma médaille et mon t-shirt de finisher avant de me diriger vers le ravito de fin. Pas vraiment affamé directement après les gros efforts, je prends un peu de pizza et un coca, puis je file récupérer mes sacs de transition et mon vélo (mon sac de natation aura été égaré, mais heureusement ils l’ont retrouvé avant mon départ). Ensuite je file à l’hotel démonter mon vélo, prendre une douche et faire mon sac, avant de quitter cette jolie ville d’Aix en Provence pour rentrer à Paris.

Concernant l’épreuve, rien à redire comme évoqué plus haut. Les bénévoles font du super travail et rien n’est laissé au hasard. Les ravitos sont bien fournis, les routes sont bloquées, la nat est bien encadrée, les encouragements sont là en permanence… bref j’y retourne l’an prochain si je peux !

Concernant ma performance, je suis super content ! Le sub 6h est envisageable avec un parcours vélo similaire ou plus plat (comme à Vichy par exemple) et surtout un parcours de cap moins vallonné. A la limite la chaleur je peux m’y faire car après tout la saison de triathlon s’étale d’avril à octobre, mais le dénivelé en fin d’épreuve est vraiment très dur à encaisser, qui plus est quand on a un profil lourd comme le mien. Très utile en natation et sur le plat en vélo, dès que ça commence à grimper on regrette le mac do et le physique de 2ème ligne  :lol: . Niveau séquelles, une grosse ampoule (j’ai oublié de bien repositionner mes chaussettes après le vélo), des coups de soleil et quelques courbatures, mais sinon tout est niquel.

run

//A travailler

  • Les enchaînements vélo/cap (l’achat d’un home trainer les rendront moins contraignants d’un point de vue logistique) pour ne pas trop subir la course pied
  • Continuer à bien m’entraîner en piscine pour essayer de passer pourquoi pas en dessous des 35′ pour les 1900m
  • Manger encore et toujours du long et du vallonné en vélo…
  • Les transitions dans une moindre mesure (sur du long, je préfère m’assurer que tout est ok)

En tout cas cette épreuve aura confirmé une nouvelle passion sportive, après l’aéronautique et le rugby, tous deux difficilement praticables à Paris.

medaille

//Bonus

Ironman 70.3 Aix en Provence: bilan de l’entraînement et préparation de l’épreuve

Pour préparer le triathlon d’Aix en Provence de ce week-end, j’ai construit il y a quelques mois un plan d’entraînement “maison”.

L’entraînement étant terminé, il est temps de dresser un bilan de celui-ci. 

Réparti sur 12 semaines, on peut dire qu’il a occupé une très large partie de mon temps libre. J’ai réalisé la cap très tôt le matin avant de partir au bureau et la natation durant les pauses déjeuner. Pour le vélo, je suis sorti principalement le samedi et le dimanche.

Je n’ai pas réussi à réaliser la plupart des briques vélo/cap pour la simple et bonne raison que c’est une galère sans nom de faire ça à Paris. Sans home trainer, il faut aller rouler dans un endroit où l’on peut courir direct derrière après. Donc longchamps ou vincennes. Dans les deux cas, afin d’y accéder, c’est 20/30min de circulation qui ne comptent pas vraiment. L’option vélo dans la voiture s’impose donc, mais il faut charger le vélo dedans, aller sur le lieu d’entraînement, décharger le vélo etc. Au final, une brique de 1h40 de vélo suivi d’une vingtaine de minutes de cap donne une activité de 3h/3h30 porte à porte. Pas vraiment pratique quand on a une vie de famille à côté.

Concernant le plan en lui même, je l’ai accroché à mon frigo afin de rester bien motivé:

bilanprepaaixComme on peut le voir je n’ai pas tout fait (et la gastro est aussi passée par là  :lol:)

En termes de volumes concrets sur Strava, voici ce que cela donne (le début du plan est à la fin):aix3

aix4

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Pour parler du fond, voici mes impressions:

  • Le volume global est important mais au final les trois blocs entrecoupés de périodes de repos passent bien, même si il y a eu des moments de saturation (12 semaines c’est quand même costaud et mon max se trouve à 9h/10h hebdo je pense)
  • Un home trainer serait le bienvenu afin de rajouter une séance de vélo spécifique en semaine
  • Les sorties longues du week-end en vélo ont été réalisées en groupe et sur des parcours valonnés. Pas d’ennui du coup !
  • Les séances de natation sont variées et très sympas ! Toujours une séance différente à faire, vraiment cool, et quelques 2000/2500m à réaliser d’une traite afin de lacher les chevaux !
  • La partie course à pied est pas mal, mais je rajouterais bien une séance de 40′ de spécifique (ou alors remplacer la séance d’EF de 40′ qui n’apporte pas grand chose). Les sorties longues font du bien.
  • Pour le vélo, ne pas hésiter à dépasser les volumes indiqués.
  • Pour les briques, elles sont à mon avis plus simples à réaliser en faisant le vélo à la maison sur un home trainer puis partir direct courir une fois le vélo terminé

Pour l’épreuve en elle-même je vais faire de mon mieux. Dans tous les cas mon premier objectif est de terminer la course. Idéalement j’aimerais réaliser 40′ en natation, moins de 2h en course à pied. Pour le vélo, je n’en ai aucune idée.

Le vélo est dans le sac ! (Scicon Travel Basic)

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Et la nourriture est prête ! (gels Gü et barres Aptonia)

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Rendez-vous dimanche après-midi sur la ligne d’arrivée !