Triathlon Ironman 70.3 Pays d’Aix 2014 – Bilan

Voici le compte-rendu de mon deuxième triathlon qui a eu lieu le 18 mai 2014 à Aix en Provence.

//Préparation

Les détails de ma préparation sont détaillés dans ce billet. J’arrive à Aix le samedi matin par le train de Paris, sous un ciel bleu et un peu plus de 20°. Vraiment sympa les conditions du week-end ! Je suis accueilli par Anthony, qui est bénévole sur l’épreuve et qui m’emmène jusqu’à mon hotel puis jusqu’au retrait des dossards. Le retrait des dossards se passe sur le cours mirabeau, une des artères principales de la ville qui donne sur la rotonde, une grande fontaine où aura lieu l’arrivée du triathlon. La ville respire le triathlon, il y a des triathlètes partout (1800 sur l’épreuve), le trikids pour les enfants le samedi et pas mal de stands de marques en rapport avec le triathlon. L’orga est vraiment bien, on attend quasiment pas, on récupère le package de course contenant les sacs de transition, le bonnet et les dossards. Pas mal de monde conteste les tarifs élevés du label Ironman, mais pour moi il est clairement justifié. Rien n’est à redire, tout est clair, peu d’attente et le matériel est sécurisé (surtout quand on a un vélo à x-mille euros..). Retour à l’hotel pour moi afin de monter le vélo et de remplir les sacs de transition.

Une fois le vélo et les sacs préparés, direction le dépot du sac course à pied et la file d’attente pour la navette qui va m’emmener moi et mon vélo au lac de Peyrolles, lieu de départ de l’épreuve. Trente minutes de car plus tard, je dépose mon vélo dans le parc en prenant soin de tout vérifier (pneus, petite vitesse pour le départ, nutrition, outils, etc.). En regardant autour de moi, beaucoup de très très beaux vélos, mais aussi pas mal de vélos d’entrée de gamme comme le mien. Je dépose ensuite mon sac de transition vélo, me fait tatouer mon numéro de dossard sur le mollet et le bras et je récupère ma puce de chronométrage. Je pars ensuite repérer le lac, c’est vraiment sympa !

Je repars ensuite vers mon hotel pour regarder la fin de Castres / MHR, me reposer, dîner et dormir.

Le lendemain, réveil 4h. J’essaie de ne pas me rendormir et je m’habille tranquillement. Je descends prendre le petit dej avec les autres triathlètes de l’hotel, dont Frederik Van Lierde, le champion du monde 2013. Petites viennoiseries, pomme, jus d’orange et tartines à la confiture d’abricot, rien d’inhabituel pour moi afin de ne pas perturber le corps sur l’effort long qui va suivre. Je remonte prendre mon sac avec ma combi et mes affaires de nat et je me rends cours mirabeau pour prendre une des navettes qui vont nous emmener au lac. Il est 4H45, les rues sont partagées entre les triathlètes qui se rendent aux navettes et les fêtards sortant de boîte qui doivent nous prendre pour des psychopathes d’aller faire du sport à cette heure ci  :lol: . Je m’installe dans le bus et je profite du trajet pour dormir légèrement. On arrive sur place au petit matin. Le parc n’est pas encore ouvert donc on attend une demi heure.. certains mettent leur combi pour ne pas avoir froid, d’autres sautillent.. moi je regrette de ne pas avoir pris mon survet. Finalement le parc ouvre et là on commence à se préparer (derniers réglages vélo, habillage, pause toilettes etc.). J’enfile ma combi et pars m’échauffer dans le lac à 18°. L’eau est très bonne. Dès les premières crawlées cela dit, je dois m’adapter au fait de ne pas voir le fond et d’évoluer en eau vive. Je nage une dizaine de minutes avant d’entrer dans mon sas de départ.

//Natation

impa2013 map swim 1

Bon allez concentration et rappel de mes objectifs: viser la ligne d’arrivée et finir cet half, si possible en moins de 7h ! Les pros et les femmes partent assez vite ! Je me place sur la gauche du sas, vers le milieu, afin de ne pas être pénalisé au niveau du temps en partant trop derrière ou en me faisant massacrer en première ligne. Coup de pistolet c’est parti !! Les premiers partent comme des ours en sprintant et en démarrant à fond ! J’ai un objectif de 40′-45′ grand max pour plier les 1900m. Je suis confiant car j’ai déjà réalisé 38′ en piscine mais la piscine ce n’est pas l’eau vive, surtout avec du monde autour. Je m’élance et je commence par crawler tête hors de l’eau histoire de zigzaguer entre les boulets qui sont entrain de paniquer et de bloquer le passage  :twisted: Je me décale un peu sur la gauche ensuite pour pouvoir poser mon crawl et remonter le peloton petit à petit. Première bouée, deuxième bouée, je continue sans trop de soucis et mes bras commencent à tirer. Je me dis que soit c’est le stress de la compétition, soit je suis entrain de m’envoyer comme il faut ! Cela dit je n’ai pas l’impression de très bien nager et je ne vois pas grand monde autour de moi (les sensations eau vive + combi sont quand même très différentes de la calme piscine en cuissard de bain  :-P ). Je lève la tête régulièrement pour être sûr de filer en ligne droite vers l’arrivée. Je commence à entendre le speaker et la musique, puis j’arrive enfin. Je regarde ma montre: 35’48 (36’11 temps officiel) ! Trop content, c’est au-delà de mes espérances !

//T1

Une fois sorti de l’eau, le chemin menant au parc à vélo est assez long (600m), comme en témoigne mon strava. Les spectateurs postés tout le long nous encouragent et du coup cela motive bien pour le vélo ! J’enlève le haut de la combi tout en courant, tout comme le bonnet et les lunettes !

Je récupère mon sac et je m’asseois sur un siège à côté des autres concurrents pour enlever le reste de ma combi et enfiler lunettes, casque, gants, chaussettes et chaussures de vélo. Je passe prendre le vélo et c’est parti !

//Vélo

impa2013 map bike 1

Le début du parcours est ultra roulant: calé sur les prolongateurs je déroule sans trop de problèmes les premières dizaines de kilomètres. Il commence à faire un peu chaud, mais en étant sur le vélo ça passe avec la vitesse. Par contre dans les petites bosses, c’est autre chose. Je mouline toutes les bosses pour ne pas me mettre dans le rouge afin de bien gérer le vélo, franchir le col de Cengle au 70ème et arriver pas trop décalqué sur le semi. Du coup je ne reprends quasiment que des nanas parties avant nous, des mecs qui ont mieux nagé que moi mais je me fais beaucoup doubler par des avions de chasse calés sur leur vélos de CLM. Peu importe, le parcours est magnifique, bien valloné avec des descentes au top et c’est vraiment très plaisant. Sébastien me salue et file continuer sa course :) Dans chaque village les gens nous encouragent et ça aide à faire passer très rapidement les 70 premiers kilomètres. Arrive le col de Cengle, soit 3,6km à 6% avec quelques passages à 8%. Très dur pour moi, je mouline tant bien que mal en attendant que ça passe et en lisant les trolls marqués sur le bitume (“envie d’une mousse ?” en jaune fluo :lol: ). Enfin en haut, c’est parti pour une descente ombragée très piégeuse car la chaussée est naze et les nids de poule fréquents. Le retour vers Aix se passe sans encombre et en regardant ma montre je vois 3h08 ! Là aussi étonné, je pensais mettre 4 heures..

//T2

Pas grand chose à dire, je change mes chaussures, je mets ma casquette et je prends un gel. Je ne prends pas les autres vu qu’à ce moment là je sature de sucré, barres et gels en tous genre. Je fais confiance à l’orga et aux ravitos bien fournis. En avant pour le semi, je suis confiant, physiquement je suis bien, même si le col a laissé quelques marques, mais bon pour un premier half je me dis que c’est pas si mal. Je me dis qu’à ce moment le sub 6h est possible, même si je sais que ça va être très tendu car le soleil tape bien et  il n’y a plus la vitesse du vélo pour s’aérer. De plus, j’ai lu que le parcours à pied était assez vallonné, pas vraiment un avantage pour moi !

//Course à pied

impa2014 map run

Le premier kilo les jambes sont là, seul un point de côté inhabituel me gène et m’empêche de bien me mettre dans le rythme. Je fais une pause pipi dès que l’occasion se présente et je repars normalement. Le premier tour passe vite, je découvre un parcours de 5km à faire 4 fois. Celui-ci est vraiment valloné avec 2 ou 3 montées et quelques faux plat. J’oublie le sub 6H car je suis là pour finir et m’imposer un rythme sur un parcours de ce type avec une forte chaleur mettrait en danger cet objectif initial. Des ravitos sont positionnés tous les 2 kilomètres, vraiment top de ce point de vue là car ils permettent de s’hydrater et de combattre la chaleur de l’après-midi. Le deuxième tour se fait sans trop d’encombres et je gère bien ma course, mais au troisième tour je cale, je n’avance plus comme si j’avais pris le mur lors d’un marathon. Je marche un peu dans le montées et je m’accroche en me disant qu’après ce tour il ne m’en reste plus qu’un. Je continue à bien m’hydrater mais le solide ne passe plus à part les oranges. Je fais le dernier tour en serrant les dents et en retrouvant un peu mes jambes. L’arrivée est là, ce monde c’est vraiment ouf ! Je finis la course à pied en 2H16 et passe la ligne d’arrivée en 6h13 au total, super content !
 

//Debriefing

Je récupère ma médaille et mon t-shirt de finisher avant de me diriger vers le ravito de fin. Pas vraiment affamé directement après les gros efforts, je prends un peu de pizza et un coca, puis je file récupérer mes sacs de transition et mon vélo (mon sac de natation aura été égaré, mais heureusement ils l’ont retrouvé avant mon départ). Ensuite je file à l’hotel démonter mon vélo, prendre une douche et faire mon sac, avant de quitter cette jolie ville d’Aix en Provence pour rentrer à Paris.

Concernant l’épreuve, rien à redire comme évoqué plus haut. Les bénévoles font du super travail et rien n’est laissé au hasard. Les ravitos sont bien fournis, les routes sont bloquées, la nat est bien encadrée, les encouragements sont là en permanence… bref j’y retourne l’an prochain si je peux !

Concernant ma performance, je suis super content ! Le sub 6h est envisageable avec un parcours vélo similaire ou plus plat (comme à Vichy par exemple) et surtout un parcours de cap moins vallonné. A la limite la chaleur je peux m’y faire car après tout la saison de triathlon s’étale d’avril à octobre, mais le dénivelé en fin d’épreuve est vraiment très dur à encaisser, qui plus est quand on a un profil lourd comme le mien. Très utile en natation et sur le plat en vélo, dès que ça commence à grimper on regrette le mac do et le physique de 2ème ligne  :lol: . Niveau séquelles, une grosse ampoule (j’ai oublié de bien repositionner mes chaussettes après le vélo), des coups de soleil et quelques courbatures, mais sinon tout est niquel.

run

//A travailler

  • Les enchaînements vélo/cap (l’achat d’un home trainer les rendront moins contraignants d’un point de vue logistique) pour ne pas trop subir la course pied
  • Continuer à bien m’entraîner en piscine pour essayer de passer pourquoi pas en dessous des 35′ pour les 1900m
  • Manger encore et toujours du long et du vallonné en vélo…
  • Les transitions dans une moindre mesure (sur du long, je préfère m’assurer que tout est ok)

En tout cas cette épreuve aura confirmé une nouvelle passion sportive, après l’aéronautique et le rugby, tous deux difficilement praticables à Paris.

medaille

//Bonus

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